Le ministre
Moussa Alassane Diallo et le président de la Ccim, Madiou Simpara, face aux micros
Il était
question de leur faire part de son plan stratégique de relance et de réfléchir
sur sa mise en œuvre pour un développement durable de notre pays. Les éléments
de ce plan sont principalement l’industrialisation de nos produits agricoles,
l’approvisionnement du marché en denrées
de première nécessité et la lutte contre l’inflation ainsi que l’amélioration
du pouvoir d’achat des ménages.
«Le développement économique et social du Mali
se fera avec nous. Personne d’autre ne viendra le faire à notre place», a
affirmé Moussa Alassane Diallo. Pour lui, il urge de trouver des réponses à
court terme aux problèmes tels que l’approvisionnement du marché en denrées de
première nécessité.
L’appui des opérateurs économiques, a-t-il dit, est
primordial pour régler ce problème. Aussi, le ministre a insisté sur la question de l’inflation (la vie chère)
qui perturbe la croissance économique et détruit l’économie nationale.
Il était également question de voir ensemble
avec ces industriels comment maintenir la croissance économique afin de protéger
le pouvoir d’achat des ménages. Selon le ministre, les opérateurs économiques
doivent favoriser la création des entreprises et les soutenir dans le domaine
du commerce et de l’industrie.
« On doit conduire le processus avec
intelligence et responsabilité mais aussi avec engagement et détermination,
afin de soutenir le développement et la croissance des entreprises», a-t-il
exhorté, tout en préconisant la création
d’un environnement favorable à l’investissement pour que les entreprises
se développent et créent des emplois.
Moussa Alassane Diallo a invité les commerçants
à prendre des mesures pour soutenir le commerce en vue de mettre en place des
reformes structurelles favorisant la mutation des acteurs du commerce vers
l’industrie. «On doit penser à comment mettre en place un dispositif
organisationnel et structurel qui pourra accompagner les opérateurs économiques
du secteur du commerce vers le secteur industriel, tout en respectant les
avantages du secteur commercial.
Comment assurer et mutualiser les avantages
comparatifs du secteur commercial et industriel pour assurer la complémentarité
de ces deux secteurs, car tout industriel est commercial», a-t-il suggéré. Le
ministre s’est dit motiver à conduire une politique industrielle qui va
permettre l’émergence des entreprises industrielles (petites, moyennes et
grandes) vers la transformation de la production agricole.
De son coté, le président de la Ccim, Madiou Simpara, a salué les initiatives du ministre Diallo qu’il trouve pertinentes surtout la valorisation de nos produits agricoles afin de laisser tomber l’importation et d’avoir une bonne croissance économique de notre pays.
Fadi CISSE
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