«Le rôle des parlementaires, élus communautaires, leaders religieux, magistrats, juristes, personnels pénitentiaires pour leur engagement dans la lutte contre les Pires formes de travail des enfants (PFTE)».
Cette formation de deux jours a pour objectif de discuter des enjeux liés au travail des enfants et explorer des stratégies efficaces pour éradiquer ce fléau
La cérémonie d’ouverture a été présidée par le représentant du ministre chargé du Travail, de la Fonction publique et du Dialogue social, Salif Bagayoko. C’était en présence de la représentante du Consortium, Aminata Bocoum et le délégué de l’ONG World-Vision Mali, André P. Coulibaly.
Cette
formation de deux jours a pour objectifs de rassembler les décideurs, les
acteurs de la société civile et les experts pour discuter des enjeux liés au travail
des enfants et explorer des stratégies efficaces pour éradiquer cette pratique
inacceptable.
En effet,
les PFTE continuent d’affecter des millions d’enfants à travers le Mali. Le
phénomène est plus accentué en milieu rural (61% des enfants de 5 à 17 ans)
qu’en milieu urbain (34%). Selon un rapport cité par le représentant du
ministre chargé du Travail, les Régions de Sikasso, Koulikoro et Kayes, où
l’agriculture et l’orpaillage prédominent, sont les plus concernées par le
travail des enfants, notamment par les travaux dangereux qui touchent plus d’un
enfant sur deux âgés de 5 à 17 ans.
Salif Bagayoko a expliqué que le phénomène
prend des proportions de plus en plus inquiétantes au Mali à cause d’une part,
de l’accroissement du nombre d’enfants travaillant dans l’orpaillage dû à
l’ouverture de nombreuses mines traditionnelles sur le territoire national. Et
d’autre part, a-t-il déploré, à cause de l’utilisation des enfants par les
groupes armés au Nord et au Centre du pays.
Les causes
du travail des enfants dans le monde sont profondes. Face à cette situation,
les autorités, par l’intermédiaire du ministère en charge du Travail, ont
exprimé leur ferme engagement à combattre le fléau. En témoignent la
ratification des Conventions fondamentales n°138 et 182 de l’Organisation
internationale du travail (OIT) et la création en 2010 d’une Cellule nationale
de lutte contre le travail des enfants.
Le conseiller technique au ministère en
charge du Travail a annoncé que notre pays est en train d’adopter sa deuxième
génération de Plan d’actions pour l’élimination du travail des enfants au Mali
(Panetem II). En dépit de ces efforts, le phénomène du travail des enfants
demeure un défi pour notre pays. C’est pourquoi, dira-t-il, l’appui et
l’accompagnement des acteurs sont fortement sollicités. Pour ce faire, a
souhaité Salif Bagayoko, il est primordial que les capacités des acteurs soient
renforcées en vue d’obtenir leur engagement à vaincre le fléau au côté du
gouvernement.
De son
côté, la représentante du Consortium a affirmé que cet atelier est l’occasion
de bâtir un réseau solide et de partager nos connaissances et expériences. «Nos
discussions et nos décisions doivent aboutir à des actions concrètes et
mesurables», a suggéré Aminata Bocoum, tout en exhortant les participants à
sortir avec une vision renouvelée et des stratégies efficaces à mettre en œuvre
sur le terrain.
Abondant dans le même sens, le délégué de l’ONG World-Vision Mali a indiqué que durant les deux jours, un tour d’horizon sera fait des concepts «travail des enfants», des projets qui œuvrent dans le cadre de la lutte contre le travail des enfants et aussi du rôle des parlementaires dans le cadre de cette lutte. André P. Coulibaly dit compter sur les résultats de cette activité pour s’assurer de la lutte contre le fléau pour la protection de l’enfant.
Souleymane SIDIBE
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