Selon les acteurs de défense des droits des femmes,
l’adoption de la Constitution du 22 juillet 2023 représente aussi un progrès majeur.
Depuis son arrivée à la tête du département en charge de ces questions, il y a
environ cinq mois, Mme Coulibaly Mariam Maïga multiplie les actions visant
l’amélioration des conditions de la femme.
Lors de son passage à l’émission
Mali Kura taasira 2, celle qui a inauguré le Centre d’auto promotion de
Ouélessébougou (Région de Bougouni) a souligné le combat du gouvernement et des
partenaires dans la lutte contre les Violences basées sur le genre (VBG)
surtout à l’occasion des 16 jours d’activisme contre les violences faites aux
femmes et aux filles. «Nous travaillons pour qu’une base de données soit
disponible au niveau des services de justice qui nous permettra d’avoir une vue
sur les VBG», a expliqué Mme Coulibaly Mariam Maïga. Elle a aussi évoqué les
efforts consentis en termes d’information et de sensibilisation sur les
implications des actes en relation avec les VBG, de la participation des femmes
aux élections et à la gouvernance.
La
ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a cité les
dispositifs en place pour favoriser l’autonomisation de la femme. Il s’agit des
Maisons de la femme, de l’enfant et de la famille, des Centres d’auto
promotion, du Fonds d’appui à l’autonomisation de la femme et à
l’épanouissement de l’enfant (Fafe) et du Projet Karité. Y compris la Politique
nationale genre. «De 2021 à nos jours, plus de 13.000 femmes ont été formées»,
a-t-elle précisé, avant d’inviter les femmes à se constituer en association
pour bénéficier du Fafe.
La
patronne du département en charge de la Promotion de la Femme a expliqué que
son département a réalisé plusieurs activités de formation, notamment en
micro-projets et sur la budgétisation sensible au genre. S’y ajoutent des
remises d’équipements à de nombreuses jeunes filles pour qu’elles exercent des
activités génératrices de revenus (AGR). «Dès notre arrivée, nous avons cherché
d’abord à connaître nos cibles pour comprendre leurs préoccupations et dans
quelles mesures nous pouvons collaborer», a-t-elle rappelé. Annonçant aussi
avoir la volonté de mettre en place un cadre d’échanges pour faire l’évaluation
régulière des acquis en termes d’appui à leur autonomisation.
Pour
lever toute équivoque sur la signification du genre, elle dira que c’est
l’égalité de chances et de droits pour les hommes et pour les femmes. En ce qui
concerne l’accès des femmes aux postes nominatifs et électifs, Mme Coulibaly
Mariam Maïga a reconnu que des efforts énormes restent à faire. Et la ministre
de saluer l’implication du président de la Transition, le colonel Assimi Goïta,
dans le respect de la loi 052 par rapport aux nominations.
«Nous travaillons
sur un outil dénommé la Plateforme Precofem qui est un projet d’émergence des
compétences féminines. Elle va nous permettre d’identifier, sélectionner et
mobiliser au profit des partenaires et des autres départements des compétences
dans tous les domaines», a-t-elle déclaré. L’émission a également abordé la
question de l’enfance. Selon la ministre Maïga, son service travaille pour le
bien-être de cette couche vulnérable. À ce propos, le Centre d’accueil et de
placement familial et la Cité des enfants jouent un rôle important.
Plus de 500
enfants abandonnés, a-t-elle précisé, ont été pris en charge. Environ 4.000
mômes ont bénéficié de la médiation familiale pour un retour auprès de leurs
parents de 2021 à décembre dernier. Parlant
de la promotion des valeurs familiales, Mme Coulibaly Mariam Maïga a indiqué
que son département envisage de créer une direction nationale de la promotion
de la famille et amplifier les partenariats. Pour elle, il faut construire des
familles qui permettront de prévenir efficacement les dérivés de notre société.
Mohamed DIAWARA
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