Mossa Ag Attaher, ministre chargé des Maliens établis à l’Extérieur
C’est dans cette
optique que l’opérationnalisation du Cadre national pour la réintégration des
migrants de retour (CNRM) a été lancée, vendredi dernier dans un hôtel de
Bamako, par le ministre des Maliens établis à l’extérieur et de l’Intégration
africaine, Mossa Ag Attaher.
C’était en présence de la ministre de
l’Entrepreneuriat national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Mme
Bagayoko Aminata Traoré, du ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et
du Développement durable, Mamadou Samaké, du représentant de la Délégation de
l’Union européenne au Mali, Pascal Perennec et du chef de mission par intérim
de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), Olivier Grosjean.
Le
CNRM a pour objectif de mettre en place un cadre national multi-acteurs
partageant une vision commune de la réintégration durable des migrants. Il s’agit,
entre autres, de promouvoir la synergie d’actions et favoriser les partenariats
pour la réintégration, d’opérationnaliser une plateforme d’aide à la
réintégration à travers des échanges constructifs entre les acteurs concernés.
Le CNRM va contribuer à la mise en œuvre de la Politique nationale de la
migration (Ponam), du Pacte mondial pour les migrations sûres, ordonnées et
régulières, des Objectifs du développement durable (ODD) et de l’Agenda 2063 de
l’Union africaine.
Pour le ministre chargé des Maliens établis à
l’Extérieur, il ne s’agit pas de créer un cadre supplémentaire, mais
d’opérationnaliser un outil dynamique répondant aux problématiques liées à la
réintégration des migrants de retour. C’est pourquoi, Mossa Ag Attaher a invité
les membres du CNRM à élaborer, dans les meilleurs délais, un plan d’actions
opérationnel en définissant les moyens nécessaires à la mise en œuvre des
priorités identifiées. Pour lui, il urge de mettre en place des réponses
communes face aux nombreux défis migratoires.
En outre, le ministre Attaher est
revenu sur les efforts consentis au quotidien pour assister nos compatriotes
rapatriés en situation de vulnérabilité. «À titre d’exemple, du 1er janvier au
20 août 2024, nos efforts ont permis de venir en aide à plus de 6.000 migrants
en situation de détresse», a-t-il signalé. La ministre de l’Entrepreneuriat
national, de l’Emploi et de la Formation professionnelle a annoncé la mise en
place d’un programme de mobilisation des compétences de la diaspora pour
l’emploi au Mali.
Toute chose, selon Mme Bagayoko Aminata
Traoré, qui permettra d’établir un pont entre les besoins croissants du secteur
privé malien et le savoir-faire exceptionnel de la diaspora. Elle a assuré
que ce programme offre une opportunité unique de renforcer notre économie
en tirant parti des expériences et des expertises de la diaspora.
Quant au ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable, il a souligné que le secteur de l’environnement offre des perspectives particulièrement prometteuses, notamment la protection de notre patrimoine naturel, la lutte contre le changement climatique. Pour Mamadou Samaké, ce sont des domaines qui nécessitent l’implication active de notre jeunesse et des migrants de retour. Le représentant de la Délégation de l’Union européenne au Mali, Pascal Perennec et le chef de mission par intérim de l’OIM, Olivier Grosjean, ont réitéré leur soutien et engagement à accompagner le CNRM.
Souleymane SIDIBE
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