En plus de la boue, les usagers doivent aussi faire face aux multiples nids de poule voire aux trous béants
En début d’année, les autorités ont lancé les travaux d’agrandissement de la route Kati-Bamako en passant par le quartier Samé en Commune III du District. En attendant la concrétisation de ces travaux, un petit lifting de cette voie très fréquentée par les poids lourds est nécessaire aujourd’hui.
En effet,
ce trajet est devenu un vrai parcours du combattant pour les usagers, car les
eaux de pluies ont sérieusement endommagé la chaussée par endroits. «Regardez
cette partie, les eaux de pluies ont tout enlevé sur leur passage. Il ne reste
que de la boue et on est obligé de patauger dedans», témoigne un voiturier qui
a requis l’anonymat.
En plus de
la boue, les usagers doivent aussi faire face aux multiples nids de poule voire
aux trous béants dans lesquels viennent s’engouffrer nuitamment certains gros
camions en provenance du Sénégal, de la Mauritanie ou du Maroc. Toute chose qui
complique davantage la circulation pour les autres usagers. Il faut dire que le
mauvais état de la route de Samé est à l’origine de beaucoup d’accidents
parfois dramatiques. «Il est très fréquent que les camions se couchent sur les
gens. On est habitué à voir des scènes macabres ici», confie un soudeur
métallique dont l’atelier se trouve à quelques mètres seulement de la
chaussée.
«Presque
chaque jour, on entend les sirènes des sapeurs-pompiers sur cette route,
surtout au niveau de la descente de Sananfara où les camions surchargés peuvent
basculer à tout moment. Les eaux de pluies ont aussi provoqué des dégâts
importants comme vous pouvez le constater au niveau de l’école publique de
Sananfara. Ici, toute la première couche du goudron a été envalée par les eaux.
Elles commencent à faire des trous qui sont très dangereux pour les usagers de
la circulation, particulièrement les motocyclistes», explique un habitant du
quartier.
Par peur de
se faire renverser ou endommager leurs engins, plusieurs Katois ont abandonné
la route de Samé. Ils passement désormais par la voie de Koulouba pour rallier
la capitale. «J’habite la cité de 350 logements. Le chemin le plus court pour
venir à Bamako, c’est la route de Samé. Mais à cause de son état actuel, je
préfère passer par la route de Koulouba. C’est vrai que je vais dépenser plus
dans le carburant mais je me sens en sécurité sur cette voie», dit Moussa
Sidibé qui travaille dans le centre-ville de Bamako.
Tous les résidents de Kati que nous avons interrogés ont hâte de voir le démarrage des travaux d’élargissement de la route de Samé. Ce projet ambitieux des autorités de la Transition prend en compte aussi l’agrandissement de la voie qui relie la ville garnison et Koulouba en Commune III du District de Bamako.
Madiba KEÏTA
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