Réponse aux urgences humanitaires : Des acteurs en formation à Sikasso

Depuis 2012, le Mali vit une crise socio-politique complexe, des conflits armés et intercommunautaires dans le Nord et le Centre du pays. Cette crise multidimensionnelle, qui s’étend également sur des régions du Sud, perturbe le fonctionnement des services sociaux de base. Elle provoque un mouvement massif des populations tant à l’intérieur du pays que vers les pays voisins.

Publié vendredi 07 février 2025 à 08:16
Réponse aux urgences humanitaires : Des acteurs en formation à Sikasso

Les participants après l’ouverture de la formation 

 

C’est dans le but de faire face à ces multiples défis humanitaires que la Direction nationale du développement social (DNDS), en partenariat avec la Section opération de terrain et urgence de l’Unicef, organise, du 5 au 7 février à Sikasso, un atelier de formation en faveur des représentants des services techniques sectoriels intervenant dans l’humanitaire dans les Régions de  Sikasso, Bougouni et Koutiala.

La cérémonie d’ouverture était présidée par le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso, Amadou Soumaré. Il avait à ses côtés le chef du bureau de zone Unicef des régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré, le directeur national adjoint du développement social, Kassoum Keita et de nombreux invités.

La session de formation s’emploie à améliorer les connaissances et les compétences du personnel des services techniques intervenant dans l’action humanitaire. Ce qui contribuera à une réponse d’urgence efficace et adaptée aux crises humanitaires en se basant sur une analyse des risques et des capacités régionales et nationales.


À l’entame de son intervention, le conseiller aux affaires administratives et juridiques a reconnu que Sikasso, tout comme beaucoup d’autres régions du Mali, est confronté à divers défis, à savoir les catastrophes naturelles, les crises sanitaires et d’autres situations d’urgence qui peuvent survenir à tout moment.


 «Il est donc essentiel que nous soyons bien préparés et que nous sachions comment réagir de manière efficace et coordonnée», a affirmé Amadou Soumaré. S’exprimant sur la gestion des crises et catastrophes, Amadou Soumaré a remercié et félicité les communautés pour leur résilience et l’ensemble des partenaires techniques et financiers qui ont appuyé l’État en apportant leur aide et assistance aux nombreuses victimes des crises et catastrophes.

À cet effet, il a adressé une mention spéciale à la section coordination des urgences de l’Unicef pour le dispositif de gestion des urgences mis en place dans plusieurs régions. Le conseiller aux affaires administratives et juridiques du gouverneur de Sikasso a également remercié l’Unicef pour son accompagnement technique et financier et surtout son appui pour la tenue de l’atelier.  De son côté, le chef du bureau de zone Unicef des Régions de Bougouni, Koutiala et Sikasso, le Pr Abdoulaye Touré, a souligné quelques défis liés à la crise humanitaire que vit notre pays.

«Sur un total de 330.713 personnes déplacées internes au Mali en mai 2024, 58% sont des enfants et 26% des femmes. Ces nombres ne sont pas uniquement des données démographiques, ce sont des vies brisées, des familles déracinées, des communautés en quête de sécurité et de dignité…», a-t-il précisé. 
Par ailleurs, il a souligné l’importance du partenariat entre son organisation et la DNDS. «Ce moment est un appel à l’action, non seulement pour répondre à l’urgence sociale, mais surtout pour préparer un avenir où chaque enfant, chaque femme et chaque homme puisse vivre en sécurité et en prospérité», dira le Pr Abdoulaye Touré. 


Pour le directeur national adjoint du développement social, cet atelier est le début d’une série de formations qui concernera deux autres régions (Kayes et Koulikoro). Kassoum Keita a exhorté les participants à accorder une attention particulière aux différents points qui seront développés.

Il s’agit, entre autres, du cadrage de l’action humanitaire, des procédures de préparation aux urgences, de la chaîne logistique et d’approvisionnement dans le contexte de crise. S’y ajoutent la protection contre l’exploitation et les abus sexuels, ainsi que la communication et le plaidoyer humanitaire.  

Mariam DIABATE / AMAP - Sikasso

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