8è Assemblée générale de la Faapa : «Les agences de presse, des acteurs-clés de la résilience sanitaire en Afrique», dixit Fouad Arif

Les agences de presse, de par leur double rôle citoyen et opérationnel, se positionnent comme des acteurs clés de la résilience sanitaire des nations africaines, a souligné, mercredi à Salé, le président de la Fédération atlantique des agences de presse africaines (Faapa), Directeur général de l’Agence Maghreb Arabe Presse (MAP), Fouad Arif.

Publié jeudi 23 janvier 2025 à 11:00
8è Assemblée générale de la Faapa : «Les agences de presse, des acteurs-clés de la résilience sanitaire en Afrique», dixit Fouad Arif

«En conjuguant ces deux rôles, les agences de presse se positionnent comme des acteurs clés de la résilience sanitaire de nos nations, renforçant la cohésion sociale et soutenant les efforts des gouvernements et des organisations de santé», a fait remarquer Fouad Arif qui intervenait à l’ouverture de la 8è Assemblée générale de la Faapa, qui se tient sous le thème : «Les agences de presse africaines, levier de promotion de la souveraineté sanitaire du continent». Cette résilience africaine, a-t-il dit, «nous l’avons tous vécu durant la pandémie de la Covid-19, une crise sanitaire qui a été accompagnée d’une véritable crise informationnelle».

«En effet, nous nous remémorons tous le flot incessant de fake news qui, pendant la pandémie, ont plus ou moins ébranlé le quotidien de dizaines de millions de personnes à travers le monde», a tenu à rappeler le président de la Faapa, expliquant que cette vague de désinformation s’était propagée via les réseaux sociaux plus rapidement que le virus lui-même, poussant l’Organisation mondiale de la santé à qualifier ce phénomène d’«infodémie».

L’ensemble des agences de presse présentes peuvent témoigner de leur mobilisation exemplaire lors de la crise sanitaire, «dans un effort de protection de la souveraineté de l’information de nos pays respectifs», a-t-il ajouté, notant que ces efforts, déployés au niveau national, doivent aujourd’hui être mutualisés et consolidés au niveau continental, pour lutter ensemble contre des pandémies et des «infodémies» qui ne connaissent ni frontières géographiques, ni barrières de langues ou de cultures.

Cette ambition avait été déjà impulsée par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste, dans Son message aux participants à la Première Conférence africaine sur la réduction des risques en santé, en novembre 2022 à Marrakech, a affirmé Fouad Arif. À cet égard, a-t-il rappelé, le Souverain avait souligné : «Nous formons l’espoir que l’Afrique parvienne à mutualiser ses efforts pour relever les défis auxquels elle doit faire face. Pour ce faire, il nous faut adopter des politiques d’anticipation et de prévention et mobiliser tous les moyens disponibles afin de protéger la santé et de préserver la dignité des citoyens africains.»



C’est en droite ligne de cette Vision royale et dans l’objectif de protéger la santé et de préserver la dignité des citoyens africains, que se tiennent les discussions de cette Assemblée générale, a relevé le président de la Faapa. Il a saisi l’occasion pour remercier tous ceux qui ont contribué à rendre possible la tenue de cette réunion, en particulier les partenaires, qui ont démontré leur confiance en la force de la Faapa à jouer son rôle de plateforme médiatique africaine de référence, notant qu’il y a 10 ans, la création de la Fédération annonçait la naissance d’une nouvelle dynamique africaine dans le domaine communicationnel.

Les exemples d’actions concertées pour replacer les spécificités africaines au cœur du traitement de l’information ont été nombreux, notamment durant l’année écoulée, s’est-il félicité, soulignant, à cet égard, la mobilisation des agences de presse de la Faapa lors du lancement par la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé de l’Académie africaine des Sciences de la Santé, en novembre dernier à Dakhla. Et Fouad Arif de relever que cette institution a pour objectif de créer un espace d’échange et de partenariat pour promouvoir la recherche scientifique en santé, dans un contexte qui s’adapte aux spécificités de l’Afrique et de mettre également l’accent sur l’excellence dans l’enseignement des sciences de la santé, en proposant des formations qui répondent aux besoins du continent. “Son lancement à Dakhla a représenté l’occasion de joindre les deux thématiques qui nous rassemblent également aujourd’hui: les souverainetés informationnelle et sanitaire de notre continent”, a dit le président de la Faapa.

Le Continent a longtemps été confronté à des défis sanitaires majeurs, particulièrement exacerbés lors des crises sanitaires, a rappelé Arif, faisant savoir que ces crises, aussi complexes et parfois fatales qu’elles aient pu être, ont contribué à révéler un potentiel immense : celui de la résilience africaine, de l’expertise locale et du désir croissant et insoupçonné d’une souveraineté sanitaire. «L’année dernière, nous parlions durant cette même assemblée de la reconquête de la souveraineté africaine en termes d’information et de la réappropriation du récit continental. Il devient clair aujourd’hui que cela passe inexorablement par la maîtrise de l’information sanitaire et ce, à travers le double rôle citoyen et opérationnel que joue l’agence de presse», a-t-il dit.

Les travaux de la 8è Assemblée générale de la Faapa rassemblent les directeurs généraux de plusieurs agences de presse africaines aux côtés d’experts des médias et de santé, ainsi que d’éminentes personnalités de divers horizons, avec comme point d’orgue, les 10 années de création de la Faapa, espace de réflexion sur l’avenir des agences de presse africaines et sur le rôle qu’elles doivent jouer au 21è siècle dans leurs diversités et leurs spécificités respectives.

Le Mali participe à la 8è Assemblée générale de la Faapa à travers le Directeur général de l’Agence malienne de presse et de publicité (Amap), Alassane Souleymane. L’occasion est saisie par les différentes agences pour nouer des accords de partenariat. À ce titre les directeurs de l’Amap et Maghreb Agence de Presse (MAP) du Maroc signeront un accord de partenariat d’une durée d’un an. Au deuxième jour  de cette assemblée général est prévue une rencontre à huis clos pour les participants.


Envoyé spécial

Alassane Souleymane

Lire aussi : Amaq-Sup : Des résultats encourageants

L’Agence malienne d’assurance qualité de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (Amaq-Sup) affiche clairement son ambition de devenir une référence en matière d’assurance qualité dans l’enseignement supérieur à l’échelle sous-régionale. Les résultats enregist.

Lire aussi : Sounkalo Solidarité : Le ministre Mamou Daffé rompt le jeûne avec le monde de la culture

Dans le cadre de l’opération Sounkalo solidarité, le ministère de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme a organisé, mardi dernier, au Centre international de conférences de Bamako (CICB), une cérémonie de rupture collective du jeûne avec les organisation.

Lire aussi : Formation professionnelle : Des matières d’œuvre pour plusieurs centres de formation

Financé intégralement sur le budget national à hauteur de 2 milliards Fcfa, ce geste témoigne de l’investissement conséquent de l’État pour renforcer les capacités opérationnelles des apprenants.

Lire aussi : Gao : Le ministre Fomba veille au bon fonctionnement du sport

La salle de conférence du gouvernorat de Gao a servi de cadre, samedi dernier, à une rencontre d’échanges du ministre de la Jeunesse, des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Fomba, avec les responsables de ligues de toutes les disciplines sp.

Lire aussi : Younoussa Hamara, historien et écrivain : «le cimetière de Saneye doit être protégé et sécurisé pour les générations futures»

Dans cette interview, l’historien et écrivain Younoussa Hamara évoque l’origine du quartier Saneye et son célèbre cimetière dans la Cité des Askia, son importance pour le tourisme local et le mystère qui entoure le vieux site.

Lire aussi : Les aliments précuits au rendez-vous

En ce mois béni, il y a forte demande de ces produits surtout le «djouka». Cela se justifie par le fait que sa préparation permet aux cuisinières de gagner du temps.

Les articles de l'auteur

À l’heure du Mali : De guerre lasse

En juin, c’était douze jours. Et maintenant, combien de temps durera l’affrontement entre Israël et l’Iran ? Ce que nous pensions n’être qu’une folie meurtrière passagère, avec son lot de morts et de destructions, n’aura offert que neuf petits mois de répit..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 03 mars 2026 à 08:16

Perspectives sahéliennes : Une diplomatie confédérale sans grain de sable

Qu’est-ce qu’une confédération, sinon «une ligue de nations ou d’États indépendants qui, tout en gardant leur autonomie, se réunissent pour former un gouvernement commun? » Les juristes peuvent en discuter les nuances, mais cette définition suffit à saisir la communauté de destin que le Mali, le Niger et le Burkina Faso ont choisi d’amorcer pour le bonheur de leurs peuples..

Par Alassane Souleymane


Publié vendredi 27 février 2026 à 09:02

À l’heure du Mali : Le gouvernement réaménagé, entre continuité et confiance

De nouveaux ministres, de nouveaux ministres d’État et voilà le gouvernement Abdoulaye Maiga 2. Le Président de la Transition sait entendre ses compatriotes quant à la réorientation de l’action publique, incarnée par le pouvoir exécutif à travers le duo Chef de l’État et chef du Gouvernement. Ce jeudi 12 février 2026 a marqué un changement dans l’équipe du Premier ministre Abdoulaye Maïga..

Par Alassane Souleymane


Publié vendredi 13 février 2026 à 08:29

À l’heure du Mali : Vœux à Koulouba, pour la lumière et contre l’obscurité

Le volet de l’agenda du Président de la Transition en ce début d’année, consacré à la traditionnelle série de présentations de vœux, s’est refermé le jeudi 5 février par les Forces armées et de sécurité, avec à leur tête le Chef d’État-major général. Le ballet avait débuté le lundi 12 janvier..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 10 février 2026 à 08:42

À l’heure du Mali : Le cas Vénézuélien, entre désarroi mondial et fermeté sahélienne

Dans une précédente chronique, parue dans notre livraison du 5 janvier dernier et intitulée «Entre souveraineté assumée et hégémonie hémisphérique», nous évoquions la journée du 3 janvier 2025 et «la torpeur quasi mondiale provoquée, un peu plus tôt, par l’arrestation du président d’un État souverain par les forces d’un autre, telle qu’elle a été vécue au Venezuela »..

Par Alassane Souleymane


Publié lundi 12 janvier 2026 à 08:54

Perspectives sahéliennes : Les attentes des populations confédérales pour 2026

La proximité de la 2ᵉ session du Collège des Chefs d’État de la Confédération AES, tenue à Bamako, avec la fin de l’année 2025 a permis aux dirigeants de se projeter sur l’avenir, notamment sur cette nouvelle année qui commence..

Par Alassane Souleymane


Publié mardi 06 janvier 2026 à 10:02

À l’heure du Mali : 2026, entre souveraineté assumée et hégémonie hémisphérique

La journée du 3 janvier 2026 illustre-t-elle déjà l’allure que nous réserve la nouvelle année, pour le Mali comme pour le monde ?.

Par Alassane Souleymane


Publié lundi 05 janvier 2026 à 08:40

L’espace des contributions est réservé aux abonnés.
Abonnez-vous pour accéder à cet espace d’échange et contribuer à la discussion.
S’abonner