Issa Hayatou qui nous a quittés, jeudi 8 août à l’âge de 78
ans ne se gênait pas de dire que le Mali est sa deuxième patrie après le
Cameroun. Le Camerounais a passé 29 ans à la tête de la Confédération africaine
de football (1988-2017) et a traîné sa bosse aux quatre coins du globe pendant
sa longue carrière, mais pour lui, le Mali était un pays particulier où il se
sentait comme en famille, loin des pressions liées au quotidien qui était le
sien. Le grand amour entre le défunt président de l’instance dirigeante du
football continental et le Mali remonte à 1995, quand notre pays organisa la
première édition de la nouvelle formule de la Coupe d’Afrique des cadets (CAN
U17).
à l’époque, le Mali n’avait que le seul stade Modibo Keïta
pour abriter les compétitions internationales et tous les matches de la CAN se
sont déroulés dans l’arène de Médina-Coura. La sélection nationale cadette a
été éliminée dès le deuxième tour, mais malgré cet échec, le stade Modibo Keïta
a continué à faire le plein tous les jours jusqu’à la finale remportée 3-1 par
le Ghana face au Nigeria.
Après la compétition, Issa Hayatou a confié à la presse
qu’il a été émerveillé par le public malien, ajoutant que le succès de la CAN
des cadets a dépassé toutes les attentes de la CAF. «Je me pose la question de
savoir ce qu’il se passera si le Mali organise la Coupe d’Afrique des nations
senior», s’était interrogé Issa Hayatou. De façon voilée, le Camerounais venait
d’ouvrir la voie à une candidature du Mali à l’organisation de la première CAN
de son histoire.
Trois ans plus tard (1998), Issa Hayatou pèsera de tout son
poids pour que le Mali obtienne l’organisation de la CAN 2002. Auparavant, le
plus Malien de tous les Camerounais avait effectué plusieurs visites dans notre
pays et rencontré le président Alpha Oumar Konaré qui lui a donné toutes les
garanties de l’engagement de l’état aux côtés de la Fédération malienne de
football, alors dirigée par Amadou Diakité. Le respect des chefs de l'état
était l'un des principes d'Issa Hayatou, convaincu qu'il était que le sport
africain, en général et le football, en particulier ne pouvait se développer
sans l'implication des états.
Le Camerounais aurait aimé voir le Mali remporter la CAN
2002, mais les Aigles ont été éliminés en demi-finale par le Cameroun, futur
vainqueur du tournoi (victoire aux tirs au but contre le Sénégal).
Malgré cet échec de la sélection nationale, la CAN 2002 a
été tout bénéfice pour le Mali, la compétition ayant permis à notre pays de
construire cinq nouveaux stades aux normes internationales (le stade du 26
Mars, le stade Abdoulaye Macoro Sissoko de Kayes, le stade Amary Daou de Ségou,
le stade Baréma Bocoum de Mopti) et, surtout de prouver au reste du monde notre
capacité à organiser les grands événements sportifs. Sur le plan
organisationnel, la CAN a été marquée par le concept du "Jatigiya"
(hospitalité) qui sera repris, quelques mois plus tard, par le Japon et la
Corée du Sud lors de la Coupe du monde 2002 co-organisée par les deux pays.
C’est également pendant la présidence du Camerounais que
l’actuel siège de la Fédération malienne de football (Femafoot) et le Centre
technique de Koulikoro ont été construits et on peut également rappeler que
l'ancien vice-président de la Fédération internationale de football association
(FIFA) a beaucoup contribué à la
promotion de certains dirigeants sportifs maliens dans les instances
internationales, notamment la CAF et la FIFA.
En signe de reconnaissance pour sa contribution à la promotion du football
malien, Issa Hayatou a reçu la distinction de Citoyen d’honneur de la ville de
Koulikoro et une parcelle à usage d’habitation dans la capitale du Méguétan.
C’est donc un ami du Mali qui a été rappelé à Dieu, jeudi 8 août à Paris et
Issa Hayatou restera comme l’un des plus grands dirigeants de l’histoire du
sport africain.
Qu’Allah le Tout-Puissant l’accueille dans son Paradis éternel et qu'il apaise les cœurs meurtris. Amina Yarabi.
Soulemane Bobo TOUNKARA
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