Du quartier Soninkoura en passant par Médine, Missira, Darsalam, Pelengana, Hamdalaye et Bougouni, les rues étaient toujours submergées par les eaux ce dimanche 18 août lors du passage de notre équipe de reportage. Automobilistes et piétons s'efforçaient de se frayer un chemin malgré le niveau deau élevé. Pour les piétons, un rituel était nécessaire avant de traverser leau : retirer ses chaussures et retrousser ses manches ou pantalons.
Le vieux Bakary Sidibé, un maçon résidant dans le quartier Darsalam, a vu sa maison complètement ravagée par la pluie. Ses vêtements, matelas, armoires et autres effets personnels ont été également endommagés par Dame nature. Désemparé, il a sollicité l'assistance des autorités afin de trouver un abri. Bakary Sidibé et bien d'autres habitants de la ville ont été contraints d'abandonner leur domicile en raison des intempéries.
Armé dune houe, Oumar Kaboré que nous avons rencontré au quartier Sido Soninkoura était en train de creuser un passage afin de faciliter l'évacuation des eaux de pluie permettant ainsi aux habitants du quartier de rejoindre plus facilement leurs habitations. Selon notre interlocuteur, les «inondations à Ségou sont non seulement accentuées par les fortes pluies, mais également par lurbanisation galopante et labsence de curage de caniveaux avant lhivernage».
À en croire Mohamed Sanogo, un motocycliste, la plupart des maisons en banco se sont effondrées comme un château de cartes. «Dans chaque quartier de Ségou, vous rencontrerez des sinistrés, victimes de cette pluie. Nous souhaitons que les autorités interviennent rapidement pour aider ces personnes. Cela fait deux jours que nous ne parvenons pas à fermer l'œil. La moindre pluie est une source dangoisses», confie-t-il, avant dévoquer linexistence de caniveaux pour le drainage des eaux de pluie.
Quant à Fousseyni Kanouté, il déplore le fait que certains caniveaux et collecteurs de la ville soient obstrués par divers déchets plastiques. Et dajouter que le manque d'infrastructures d'assainissement peut être imputé à la mairie. L'incivisme de la population est également en cause, déplore-t-il. L
Mamadou SY
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