Les femmes restent confrontées à des défis considérables
Le personnel féminin du cabinet, du secrétariat général, des directions, des services centraux et des points focaux Genre du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme a organisé, hier 17 mars, dans ses locaux une conférence-débat pour davantage informer sur les défis et les acquis en matière des droits de la femme au Mali. L’événement s’inscrivait dans le cadre de la Journée internationale des droits des femmes dont le thème national est : «accélérer le rythme de l’autonomisation des femmes et des filles, gage d’un développement humain durable». Il a été présidé par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mamoudou Kassogué, a enregistré la présence des représentantes des associations féminines du secteur de la justice.
Dans son discours, le ministre chargé de la Justice a jugé nécessaire de rappeler le contexte du 8 mars et d’inviter à échanger sur les principaux acquis, les défis majeurs et les perspectives en matière de la promotion et de la défense des droits des femmes. Mamoudou Kassogué ajoutera que cette journée est un appel à la revalorisation de notre riche culture qui a toujours mis la femme au cœur des organisations sociales pour l’épanouissement individuel, familial et collectif. Cette proportion majoritaire des femmes dans notre pays ne laisse guère le choix d’intégrer la dimension féminine dans la conception des politiques publiques afin d’optimiser leurs conditions de participation au développement socioéconomique du pays.
Malgré tout, a souligné le Garde des Sceaux, les femmes restent confrontées à des défis considérables. Parmi lesquels, la discrimination dans l’accès à l’éducation, à l’égalité salariale en passant par les violences basées sur le genre et de nombreuses autres formes de marginalisation. C’est pourquoi, le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme a estimé que le respect des droits de la femme nécessite un engagement et une mobilisation sans faille de la part de l’État, des institutions et de la société tout entière.
«Mon Département se sent interpellé tant pour ce qui concerne la protection et la promotion des droits des femmes inhérents aux droits de l’Homme, que pour la réponse judiciaire face aux infractions et autres abus dont elles peuvent être victimes», a reconnu Mamoudou Kassogué. Pour qui la création de la direction nationale des droits de l’Homme a contribué à renforcer le cadre institutionnel de prise en charge holistique des questions de droits de l’Homme.
Le Garde des Sceaux s’est réjoui de l’élaboration en cours de la stratégie sectorielle genre dont l’adoption permettra de fixer un cadre de référence quant aux orientations, aux objectifs et aux actions à mener pour renforcer la promotion et la protection des droits des femmes. Et le ministre de se féliciter du fait que l’année en cours coïncide avec l’adoption d’un nouvel arsenal juridique plus favorable à la protection des droits des femmes, à savoir le nouveau code pénal et le nouveau code de procédure pénale. Qui, d’après lui, a pris en charge les infractions liées au genre.
Yassagou Lorence Dognon, point focal Genre au ministère de la Justice et des Droits de l’Homme, a précisé que le but des retrouvailles de ce jour est de débattre des acquis, des défis et des perspectives des droits des femmes. Elle a souhaité que «les droits des femmes ne soient plus de vains mots, mais une réalité, un véritable acquis pour un Mali nouveau». Elle a cité les avancées telles l’existence des points focaux dans les juridictions et les services centraux. Ces derniers ont un droit de regard sur l’évolution, le traitement des dossiers concernant les violences basées sur le genre et sensibilisent des couples.
Namory KOUYATE
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.