#Mali : Adema-PASJ : Un regard sur les préoccupations de l’heure

La rencontre avec la presse a été l’occasion pour les dirigeants du «parti de l’Abeille» de faire le bilan de l’année écoulée et de porter un jugement sur les sujets brûlants de l’actualité

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Publié mercredi 31 janvier 2024 à 09:22 , mis à jour mardi 05 mars 2024 à 14:26
#Mali :  Adema-PASJ : Un regard sur les préoccupations de l’heure

 De la gauche vers la droite : le 3è vice-président, Assarid Ag Imbarcaouane, le président par intérim Abdel Karim Konaté et le secrétaire général, Yaya Sangaré


L’Alliance pour la démocratie au Mali, Parti africain pour la solidarité et la justice (Adema-PASJ) a tenu hier à son siège sa traditionnelle présentation de vœux de nouvel an à la presse. Pour la circonstance, le président par intérim Abdel Karim Konaté était entouré du 3è vice-président Assarid Ag Imbarcaouane, du secrétaire général Yaya Sangaré, de la présidente du Mouvement national des femmes, Mme Katilé Hadiaratou Sène et celui du Mouvement national des jeunes Mohamed Chérif Coulibaly.

L’occasion a été mise à profit par le président intérimaire pour  faire un bref survol de la situation de notre pays. Abdel Karim Konaté a indiqué que  l’année 2023 a été marquée  par la reprise de Kidal, la fin de la présence de toutes les forces étrangères sur notre territoire et l’affirmation progressive de notre souveraineté sur l’ensemble du territoire national. Il a salué le retour des localités du nord, notamment celle de Kidal dans le giron de la République, l’organisation réussie du référendum constitutionnel, la bonne exécution du processus de retrait de la Minusma.

Le leader politique s’est réjoui également de l’adoption de la nouvelle loi électorale, de l’opérationnalisation de nouvelles  régions administratives.

Pour relever les défis sécuritaires dans le Sahel, Abdel Karim Konaté a suggéré l’option du dialogue sur la base des intérêts des populations. Ainsi, il a invité les organisations sous régionales et internationales et les autorités des pays de l’Alliance des états du Sahel (AES) à s’inscrire dans cette dynamique. 

De même, le président Konaté  a relevé que l’année 2023 a été à la fois celle de dures épreuves pour le Mali. Selon lui, c’était  une  année jalonnée d’instabilité dans la fourniture d’électricité. S’y ajoutent les défis liés à l’insécurité, le panier de la ménagère, la corruption et l’impunité, la liberté d’expression et d’opinion, le devenir des jeunes, leur éducation et leur formation. «L’année 2023 a montré qu’il reste encore beaucoup à faire pour la défense des principes fondamentaux de la démocratie», a constaté l’homme politique, affirmant qu’il y a encore trop peu de tolérance politique et de respect pour ceux qui pensent différemment.

Le leader de l’Adéma encourage les autorités à apporter des réponses  appropriées à ces difficultés. En attendant, il retient que l’année dernière  reste «une année où nous avons accompli des progrès tangibles vers la paix et le rétablissement de l’autorité de l’état sur l’ensemble du territoire national».

Par ailleurs, le conférencier a rendu un vibrant hommage aux Forces armées maliennes (FAMa) qui sont engagées sur le front de la lutte  contre le terrorisme.


«Du Nord de notre pays, ces attaques meurtrières se sont transportées vers le Centre et le Sahel occidental, en endeuillant plusieurs familles», a déploré l’orateur.  à son avis, l’année 2024 s’annonce décisive pour  son parti. Puisque, a argumenté Abdel Karim Konaté, elle est annoncée jusque-là comme l’année de l’élection présidentielle. En réponse aux questions des journalistes relatives à la candidature de l’Adema à ces joutes électorales, il a révélé que  des réflexions approfondies sont en cours pour reconstituer la grande famille Adema et le pôle de gauche.

«Une  commission chargée de la gestion des élections a  été mise en place pour déclencher le processus de désignation de notre candidat à la présidentielle programmée », a-t-il souligné. S’adressant aux hommes politiques, il leur a demandé de se retrouver, au-delà des contingences et des clivages politiques ou partisans, pour sauver l’état « menacé dans ses fondements ». Négocier, a-t-il noté, fait partie de notre travail quotidien. À ce propos, l’Adema tend la main à l’ensemble des forces vives pour que 2024 soit le symbole du renouveau politique dans notre pays. 

En ce qui concerne la fin de l’Accord pour la paix et la réconciliation issu du processus d’Alger et le retrait  du Mali de la Cedeao, le conférencier a dit que sa formation prend acte avant que le comité exécutif du parti se réunisse pour plancher sur ces deux sujets. Auparavant, le président intérimaire de l’Adema-PASJ a adressé ses vœux de santé, de bonheur, de prospérité et de plein succès  à la presse. Mais aussi, à l’ensemble du peuple malien. Il a formulé le vœu que 2024 soit pour notre pays une année de paix, de réconciliation, d’unité et de prospérité.

Abdel Karim Konaté a fait observer une minute de recueillement et de prière à la mémoire des hommes de presse qui se sont sacrifiés pour la liberté d’information et de toutes les victimes de la crise.  Il a saisi l’occasion pour  évoquer l’enlèvement par des individus non encore identifiés le 16 janvier dernier, d’Adama Doumbia, secrétaire adjoint chargé des relations entre les élus et le comité exécutif du parti.

Namory KOUYATE

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