#Mali : Genre, élections et réformes : Une feuille de route pour une meilleure implication des femmes dans la vie publique

Dans notre pays, les femmes sont sous-représentées dans les instances de décision. Dans l’administration publique, le taux de nomination des femmes n’atteint même pas globalement 20%

Publié vendredi 09 février 2024 à 07:43 , mis à jour jeudi 18 avril 2024 à 02:22
#Mali : Genre, élections et réformes : Une feuille de route pour une meilleure implication des femmes dans la vie publique

 Pour la mise en œuvre de cette feuille de route, les activités porteront notamment sur l’établissement d’une cartographie des acteurs

 

Le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le colonel  Abdoulaye Maïga, a lancé, hier au Centre international de conférences de Bamako (CICB), la feuille de route «Genre, élections et réformes». C’était en présence des membres du gouvernement, notamment les ministres de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga et de la Refondation de l’État, chargé des Relations avec les Institutions, Ibrahim Ikassa Maïga, et d’autres invités de marque.

Ce document est une recommandation du séminaire de réflexion de haut niveau visant à intégrer la dimension genre dans le processus électoral et les réformes politiques et administratives du pays. Il est le fruit de la collaboration entre le département en charge de la Promotion de la Femme, celui de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et les Partenaires techniques et financiers (PTF) avec comme chef de file l’Onu-Femmes. Elle vise l’intégration des femmes dans le processus électoral, les réformes politiques et administratives et une implication des hommes et des femmes au différents processus de refondation enclenchés par les autorités.

Pour la mise en œuvre de cette feuille de route, les activités porteront notamment sur l’établissement d’une cartographie des acteurs intervenants sur les questions du genre, le processus électoral et les réformes, la vulgarisation de la loi n°2015-052 instituant des mesures pour promouvoir le genre dans l’accès aux fonctions nominatives et électorales et son décret d’application au sein des formations politiques. Il s’agira également de réaliser une caravane de la paix, de la cohésion sociale pour un processus électoral inclusif et apaisé.

La représentante résidente de l’Onu-Femmes au Mali a salué la démarche participative et inclusive de l’élaboration de la feuille. Marie Goreth Nizigama s’est réjouie des avancées importantes enregistrées par le Mali en termes d’adoption de la nouvelle Constitution qui garantit le respect des droits humains, en particulier ceux de la femme et consacre le principe de non-discrimination entre les sexes, et la loi 052 de 2015.

Selon le Rapport national volontaire pays des Objectifs de développement durable (ODD) 2022, a-t-elle indiqué, au niveau de l’administration générale, l’on note 5% de femmes nommées comme des préfets, 14,54% comme des sous-préfets et une femme gouverneur (1/20). Mais dans les fonctions de directeur de service central, elles représentaient seulement 16,1% et 14,54% dans les fonctions d’ambassadeur.