Le rapport remis fait le point de toutes les activités menées pendant l’année 2023 par le Comité et ses partenaires
La rencontre était présidée par le secrétaire général de ce
département, Boubacar Sidiki Diarrah. Il était accompagné de la présidente du
Comité national de coordination de la lutte contre la traite des personnes et
les pratiques assimilées, Mme Samaké Oumou Elkhairou Niaré. À la fin de cette
cérémonie, s’est tenue également la première réunion ordinaire du Comité
national au titre de l’année 2024.
Le rapport remis fait le point de
toutes les activités menées pendant l’année 2023 par le Comité et ses partenaires.
Il permet non seulement de mesurer les efforts fournis par notre pays dans la
lutte contre la traite des personnes mais fait également ressortir les défis.
Les statistiques de l’année 2023 sont évocatrices, selon la présidente du
Comité. En effet, les activités de formation et de sensibilisation ont concerné
13.813 personnes, 5.461 personnes victimes de traite et autres pratiques
assimilées ont été identifiées, assistées et protégées.
En plus de cela, 16 dossiers
impliquant 116 personnes ont été jugés par la Cour d’assises spéciale de Kayes,
le Tribunal de grande instance de Kayes et le Tribunal d’instance de Bafoulabé.
«Ces données recueillies auprès des acteurs intervenant dans la lutte contre la
traite des personnes et les pratiques assimilées ne font malheureusement pas
ressortir la situation réelle du contexte de la traite au Mali puisque nous ne
disposons pas de base de données nationales pouvant prendre en charge de
manière holistique les quatre axes de la lutte», a relativisé Mme Samaké Oumou Elkhairou
Niaré.
Elle a tout de même fait remarquer à l’assistance que ces résultats
obtenus sont certes satisfaisants mais il faut que «nous gardions à l’esprit
que la lutte contre la traite des personnes est une lutte de longue haleine».
Pour le secrétaire général du ministère de la Justice et des Droits de l’Homme,
la traite des personnes est une violation grave des droits humains qui
n’épargne aucun pays, voire aucun continent. «La volonté de notre pays de
lutter efficacement contre ce phénomène est illustrée non seulement par la
signature et la ratification des différents conventions et protocoles, mais
également par la mise en place d’un cadre normatif qui a atteint des résultats
probants et fort appréciables», a informé Boubacar Sidiki Diarrah.
Il a ensuite
affirmé qu’une œuvre laborieuse et fructueuse a été accomplie dans les domaines
de la sensibilisation sur le phénomène et ses conséquences, de la répression,
de la prise en charge des victimes et de la mise en place d’un partenariat
mobilisant les acteurs étatiques et non étatiques ainsi que les partenaires
techniques et financiers.
Le représentant du ministre en charge de la Justice a assuré qu’une exploitation judicieuse sera faite du rapport annuel 2023 sur la traite des personnes. «Des dispositifs spéciaux pourraient être adoptés pour contrôler le phénomène et protéger le public cible exposé au risque de traite des personnes», a-t-il déclaré. Avant d’ajouter que l’avant-projet de loi contre la traite des personnes initié par son département constitue en cela une opportunité indubitable.
Jessica K. DEMBELE
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