Comme un peu partout en Afrique subsaharienne, de fortes chaleurs s’abattent ces derniers temps au Mali. Et c’est sous ces chaleurs étouffantes que se jouent les matches de championnat professionnel Ligue 1 Orange. L’adaptation devient ainsi un défi, mais surtout un grand enjeu. Mais quels que soient les enjeux, les équipes engagées dans la compétition doivent affronter un adversaire commun : la forte chaleur qui s’abat depuis fin mars sur tout le pays ou presque. Les services météorologiques font état d’une température moyenne maximale de 45 degrés Celsius et d’une température minimale de 43 degrés Celsius durant cette période.
Et malgré des averses «éparses», le mercure pourrait encore grimper bien au-delà de 46 degrés Celsius. Il est recommandé d'éviter autant que possible les activités physiques sous le plein soleil et de boire régulièrement de l'eau pendant la journée. Une situation exceptionnelle qui n’est pas sans conséquences, notamment sur les activités sportives et singulièrement sur le football. «Oui, la chaleur nous cause beaucoup de torts cette année. Jouer sous ce cuisant soleil est infernal, surtout sur un terrain synthétique.
Cette situation réduit très significativement les performances des joueurs», déplore Lassine Kouma, sociétaire du Stade malien de Bamako qui nous montre le côté gauche de son crampon déchiré après la victoire de son équipe face aux Onze Créateurs (1-0) au compte de la 20è journée du championnat. «Tout cela est dû à la forte chaleur. Le gazon synthétique, pendant cette période caniculaire, doit être systématiquement arrosé. Nous remercions la Fédération malienne de football (Femafoot) d’avoir ramener les heures du match à 17h et non 16h. C’est une bonne chose et tous les joueurs expriment leur gratitude au Comité exécutif de la fédération. Au début nous éprouvions énormément de difficultés pour tenir les matches», plaidera-t-il.
Son coéquipier en attaque, Moctar Mohamed Cissé dit Soldat, abonde dans le même sens. «Faire du sport en cette période de canicule n’est pas une chose facile. Tout comme les entraînements journaliers. Très souvent à la fin du match, j’ai des vertiges car il fait très chaud et la nuit, il n’est pas aisé non plus de se reposer à la maison à cause de la chaleur et des coupures intempestives d’électricité», complétera-t-il. «Pendant le match, nous n’avons droit qu’à deux pauses pour se désaltérer et souvent nous usons de ruse. En cas de faute, on traîne plus qu’il n’en faut à terre afin que l’arbitre invite le médecin de l’équipe à rentrer sur la pelouse et nous profitons de cette pause pour nous hydrater», confie l’attaquant des Onze Créateurs, Lamine Camara.
Le médecin du Réal, Dr Bagna Nouhoum Baby, donne certains conseils fondamentaux. «La chaleur est une contrainte supplémentaire à la pratique du sport. C’est pourquoi, il est important de bien choisir l’activité sportive. Lorsqu’on fait du sport, le football, le basket-ball et de la course à pied notamment, on génère de la chaleur. Or sous une canicule, celle-ci est difficile à évacuer et augmente le risque de problèmes respiratoires.
Il faut boire un litre d’eau pour une heure d’efforts», a déclaré le médecin sportif. Et de continuer : «En revanche, attention aux faux amis. Les sodas, le thé et les boissons à base de protéines ne sont pas de bons hydratants à prendre avant, pendant et après les matches», alerte Dr Bagna Nouhoum Baby. Il conseille plutôt de boire des eaux très minéralisées qui permettent de mieux récupérer après une activité physique comme après un match de 90 minutes.
Contacté par nos soins sur cette contrainte, le secrétaire général de la Fédération malienne de football (FEMAFOOT) rassure que l’instance sportive n’a pas de solutions palliatives pour l’instant. «Nous savons que les joueurs sont éprouvés en cette période de canicule tout comme les entraîneurs de football. Au nom du comité exécutif, je leur demande de prendre leur mal en patience, car nous travaillons très sérieusement afin que les joueurs puissent s’épanouir en toute sérénité.
C’est ainsi que les premiers matches débutent à 17h et non à 16h. On aurait aimé programmer les rencontres le soir, mais les coupures intempestives et incessantes d’électricité ne nous facilitent pas la tâche. On les conseille à se débrouiller comme ça d’abord en attendant de voir mieux la saison prochaine», explique Sidi Békaye Magassa.
L’instance sportive nationale doit composer avec les impératifs du changement climatique qui chamboule toutes les données météorologiques à l’échelle de la planète. Elle doit rapidement trouver des solutions qui puissent concilier la pratique du sport sans risques pour les joueurs et sans altérer l’élégance, l’attractivité et la beauté du jeu.
Djeneba BAGAYOGO
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