La cheffe du département en charge de l’entreprenariat visant l’entreprise «Mamali Moringa»
Il s’agit des entreprises de transformation de
la plante moringa «Mamali Moringa» sise à Attbougou 1008 Logements et Walila
Sarl à Sébénicoro, spécialisée dans la production d’aliments volailles. Ces
projets ont bénéficié de l’accompagnement du Projet de développement des compétences
et emploi des jeunes (Procej) Mali.
Cette immersion, consacrée aux Petites et
moyennes entreprises et industries (PME/PMI), avait pour but de se renseigner
sur les préoccupations de leurs promoteurs. «Nous constatons que ce secteur est
confronté à beaucoup de problèmes qui ne datent pas d’aujourd’hui. Ces problèmes
sont surtout liés à l’accès difficile des (PME) au financement adéquat et aux mécanismes
d’accompagnement adaptés», a souligné la ministre en charge de
l’Entreprenariat national, affirmant avoir rencontré de jeunes entrepreneures
animés «d’une très grande volonté», la ministre Traoré a témoigné que les deux
entreprises visitées ont un marché porteur sur le plan national et sous régional.
«Ces projets méritent d’être accompagnés parce que le marché existe. Et
nous avons trouvé que leurs porteurs avaient l’expérience nécessaire. En terme
de création d’emplois, ce sont ces PME qui vont plus tard grandir pour créer
des emplois. L’une des raisons principales de ces visites est donc de pouvoir
créer, dans le future, des accompagnements adaptés à leurs préoccupations», a
expliqué Mme Bagayoko Aminata Traoré.
Elle a cité l’exemple de l’entreprise «Mamali
Moringa» qui a investi dans le thé à base de Moringa avant de diversifier
ses produits. «Elle a pu non seulement installer sa petite unité de
transformation mais est allée vers une boutique de distribution d’autres
produis made in Mali», a félicité la ministre. Elle a encouragé ces jeunes
entrepreneurs à redoubler d’efforts, en leur expliquant que l’agrobusiness est
un secteur porteur capable de générer des revenus, développer nos propres
produits, les transformer et créer de la valeur ajoutée pour le pays.
Le promoteur de l’entreprise Walila Sarl a invité les autorités à accompagner son secteur. «Si nous avons cet accompagnement, le poulet ne serait plus un luxe dans nos familles», a assuré Salif Keïta, avant de préciser que la production de son usine est estimée à 10 tonnes par jour.
Makan SISSOKO
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