#Mali : Fistule obstétricale : Le drame social qui détruit les foyers

Le défi de l’élimination de cette maladie est à portée de main. À condition que la prévention soit menée efficacement et que les malades soient prises en charge correctement dans des unités de soins appropriées

Publié jeudi 23 mai 2024 à 19:59 , mis à jour dimanche 16 juin 2024 à 15:44
#Mali : Fistule obstétricale : Le drame social qui détruit les foyers

Cette maladie touche généralement la jeune femme et entraine la discrimination et l’exclusion des victimes

 

 

À l’instar de la communauté internationale, notre pays a célébré hier la Journée internationale pour l’élimination de la fistule obstétricale sous le thème : «Intensifier la sensibilisation auprès des prestataires et des communautés pour renforcer la prévention de la fistule obstétricale».

Le clou de l’événement a été une rencontre organisée dans un hôtel de la place sous la présidence de la ministre de la Santé et du Développement social, le colonel Assan Badiallo Touré, en présence de sa collègue de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, Mme Coulibaly Mariam Maïga. Y étaient aussi le directeur général de l’Office national de la santé de la reproduction (Onasr), Dr Haïdara Ben Moulaye, des représentants de partenaires techniques et financiers et d’autres invités de marque.

Cette maladie touche généralement la jeune femme et entraîne la discrimination et l’exclusion des victimes. La fistule constitue la cause de morbidité maternelle la moins prise en charge bien qu’elle soit celle qui affecte le plus la femme, la famille et la société.

Selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), ce fléau touche plus de 2 millions de femmes à travers le monde, dont plus de 90% des cas en Afrique et en Asie du sud. Pour les initiateurs de l’événement, le thème évoque l’urgence de développer des stratégies et approches novatrices adaptées à nos valeurs socio-culturelles si nous voulions aller vers une génération sans fistule.

À ce propos, la ministre de la Santé et du Développement social a rappelé que concernant notre pays, force est de constater que les indicateurs de santé maternelle ne sont pas reluisants, malgré les efforts accomplis par le gouvernement depuis une vingtaine d’années. Et de dire que selon l’Enquête démographique de santé (EDS) de 2018, la mortalité maternelle est estimée à 325 sur 100.000 naissances vivantes, la prévalence contraceptive moderne à 16,1%. Seulement 52% des femmes ont entendu parler de la fistule et 30% des femmes suspectées de faire la fistule ont recherché un traitement dans les structures de santé.

 

DÉFI IMPORTANT- Pour la ministre, ces données témoignent de la nécessité de faire face à un défi important pour améliorer l’aide obstétricale à tous les niveaux de la pyramide sanitaire. Ajoutant que cela interpelle tous les acteurs concernés. Pour le colonel Assa Badiallo Touré, la lutte contre la fistule obstétricale n’est que justice rendue.  Quant à la ministre chargée de la Promotion de la Femme, elle partagera le constat selon lequel la fistule est un problème de société, de la famille et de la reproduction, mais aussi de santé publique, car la maladie touche un grand nombre de familles.

Selon elle, une fois atteinte par la maladie, la femme ne peut plus s’occuper d’elle-même à plus forte raison de la famille. Et de poursuivre qu’elle pourrait aussi difficilement réaliser des activités génératrices de revenus ou de développement économique. Cette femme sera par moment exclue de la société. Pour elle, c’est la raison pour laquelle la fistule est un drame social. La femme est affectée, ainsi que tout son environnement. Or, la femme est le pilier de la famille, mais si elle est malade, il lui sera difficile d’accomplir cette mission.

Mme Coulibaly Mariam Maïga a ajouté que c’est ce qui justifie leur présence pour sensibiliser et expliquer les méthodes de prévention. Enfin, elle a révélé que dans le cadre de la célébration de la Journée internationale pour l’élimination de la fistule son département fera don de kits hygiéniques dans les hôpitaux à Bamako pour les femmes touchées par la fistule.

Quant aux partenaires techniques et financiers, ils ont réaffirmé leur engagement à soutenir l’État dans la lutte contre la fistule en vue de préserver les femmes de cette pathologie.

Amsatou Oumou TRAORE

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