Uemoa : Évaluation des performances des projets et programmes en cours au Mali

Cette évaluation est l’occasion de revisiter en profondeur les réformes et politiques communautaires et connaître la nature précise des lenteurs qui affectent leur mise en application. Objectif : explorer des pistes afin d’accélérer le rythme de leur mise en œuvre

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Publié jeudi 30 novembre 2023 à 11:59
Uemoa : Évaluation des performances des projets et programmes en cours au Mali

Photo de famille des participants à la revue, après la cérémonie d’ouverture



Les travaux de la phase technique de la 9è revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa) ont démarré hier, dans un hôtel de Bamako. La cérémonie d’ouverture, organisée à cet effet, était présidée par le représentant du ministre de l’Économie et des Finances, Diakaridia Dembélé, en présence du représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Mali, Mamadou Moustapha Barro.


Pendant trois jours, les participants vont évaluer 131 textes réglementaires et six projets et programmes communautaires pour un montant de plus de 23 milliards de Fcfa. Il sera également question d’échanger sur la base de la grille de pondération retenue de commun accord au cours de l’atelier régional préparatoire de la revue, édition 2023. Ces échanges visent à ressortir les performances réalisées par notre pays dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires de l’Uemoa.


Faut-il le rappeler, cet exercice au sein de l’Uemoa a été institué par l’Acte additionnel de la Conférence des chefs d’État et de gouvernement du 24 octobre 2013. La revue vise à favoriser l’accélération de l’application des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’espace commun, dans le cadre de l’approfondissement de l’intégration régionale. En 2022, la phase technique de la revue annuelle n’a pas eu lieu compte tenu des situations sociopolitiques survenues dans notre pays.


Le représentant résident de la Commission de l’Uemoa au Mali a indiqué que la revue s’inscrit dans le processus d’identification des facteurs pouvant spolier les fruits des différents efforts communautaires, en vue d’anticiper les actions idoines pour une impulsion politique ciblée au processus d’intégration dans l’Uemoa. Pour lui, les résultats obtenus à ce jour témoignent de sa forte contribution non seulement à l’effectivité de l’harmonisation des législations nationales, mais aussi à la coordination du suivi de la mise en œuvre des politiques, programmes et projets.


À ce titre, Mamadou Moustapha Barro a rappelé que lors de la dernière revue technique qui a été faite autour du Mali, le taux d’application des réformes était de 86,41% et l’indice de performance était ressorti à 60% (fortement supérieur à la moyenne régionale). Et de révéler que les huit dernières éditions de la revue ont suscité un engouement et une forte adhésion des États membres. Elles ont permis, dira-t-il, de dynamiser le dispositif national de suivi de la mise en œuvre des textes communautaires tant sur le plan de leur transposition que de leur application effective.


Pour sa part, le représentant du ministre de l’Économie et des Finances a salué le travail abattu par la Commission de l’Uemoa pour l’atteinte des objectifs de l’Union pour une meilleure intégration des États membres en ce qui concerne la mise en œuvre des politiques communes dans les secteurs essentiels de leurs économies, vecteurs de développement et du bien-être des populations.


En outre, Diakaridia Dembélé s’est dit convaincu qu’avec la nouvelle dynamique insufflée à la revue par la reprise des activités au Mali par les organes de l’Uemoa, les perspectives seront favorables pour la consolidation des performances de notre pays dans la mise en œuvre des réformes, politiques, programmes et projets communautaires. Pour lui, la revue annuelle offre à notre pays une occasion exclusive pour revisiter en profondeur les réformes et politiques communautaires et pour connaître la nature précise des lenteurs qui affectent leur mise en application. D’autre, part a-t-il poursuivi, elle permet de faire la situation sur les programmes et projets de l’Uemoa en cours d’exécution au Mali.


S’agissant des réformes de l’Uemoa, le représentant du patron de l’hôtel des Finances a rappelé qu’elles sont regroupées en trois grandes catégories : les réformes dans le domaine de la gouvernance économique et de la convergence, les réformes du marché commun et les réformes touchant aux politiques sectorielles. Diakaridia Dembélé a confié que la finalité des réformes, telle que prévue par le Traité de l’Union, est de créer un cadre rationnalisé, harmonisé, incitatif pour l’investissement, de sorte à parvenir à terme à un développement économique, social et humain harmonieux.


Les résultats de ces travaux donneront lieu à un mémorandum qui sera soumis à l’examen des ministres à l’occasion de leur rencontre pour le volet politique de la revue annuelle, en présence du président de la Commission de l’Uemoa. Les conclusions de ce mémorandum seront non seulement portées à l’attention des ministres de l’Économie et des Finances qui supervise la revue, mais aussi, un peu plus tard, devant les chefs d’État et de gouvernement.

Amadou GUEGUERE

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