D’entrée de jeu, le coordinateur général du Cinsere-ANR rappelle que son comité a été mis en place après les Assises nationales de la refondation par le chef de l’État. Selon Me Amadou Tiéoulé Diarra, le colonel Assimi Goïta, ce faisant, voulait, s’acquitter d’un devoir que le peuple lui imposait car il y a eu le Dialogue national inclusif (DNI) qui avait institué un système de contrôle qui n’a malheureusement pas été mis en place. C’est donc par acquis de conscience que le président de la Transition a immédiatement mis en place immédiatement le Cinsere-ANR composé de 34 personnalités reparties entre des responsables et des experts thématiques y compris cinq spécialistes en suivi-évaluation.
D’après le coordinateur général, après la mise en place du Comité, il fallait créer l’interaction avec le gouvernement chargé de la mise en œuvre des recommandations. Me Diarra indique que le chef de l’État lui-même a mis en œuvre certaines recommandations ou cela l’a été sur son initiative pour permettre au gouvernement d’aller plus loin.
Me Diarra explique que dès que le premier rapport a été présenté au chef de l’État, le Comité a approché le cabinet du Premier ministre pour y organiser sa présentation. Et il s’est trouvé qu’à ce niveau, il y a un organigramme qui va du Premier ministre aux ministres impliqués tels que le ministre de la Refondation de l’État, la ministre déléguée chargée des Reformes politiques et institutionnelles.
En plus, il cite le comité d’orientation pour la refondation et une structure intermédiaire qui est pilotée par le ministre de la Refondation de l’État, le ministre d’État, ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation et la ministre déléguée chargée des Réformes politiques et institutionnelles. Avant d’évoquer les comités techniques de coordination au niveau des départements ministériels. Me Diarra rappelle qu’il y a eu 517 recommandations et le gouvernement a eu la sagesse de dire que toutes ne peuvent pas être mises en œuvre pendant la Transition.
Parmi celles-ci, le gouvernement a indiqué qu’il y a celles qui peuvent être mises en œuvre pendant la Transition au nombre de 53, les recommandations dites complémentaires qui peuvent venir s’ajouter au nombre de 153 et les non prioritaires au nombre de 309. Pour pouvoir faire son travail, le coordinateur général a fait savoir que son comité a rencontré les secrétaires généraux des départements ministériels mais aussi les responsables des cellules de planification et des comités techniques spéciaux.
RESTITUTION DANS TOUTES LES RÉGIONS- À la question de savoir pourquoi certaines recommandations non prioritaires ont été mises en œuvre avant celles prioritaires, Me Diarra répond qu’au moment où les experts concevaient le document, il y a des choses qu’ils ne pouvaient pas prévoir. Il prend l’exemple sur l’enseignement qui était au niveau des recommandations non prioritaires alors qu’on ne peut pas parler de refondation si l’on ne touche pas à l’éducation. Selon lui, l’éducation est la base même de la refondation. C’est pourquoi, le Comité a travaillé et réflexion faite, a décidé de signaler au chef de l’État que l’éducation doit s’inviter parmi les recommandations prioritaires.
Par la suite, le chef de l’État, lors de sa visite à Kayes, a annoncé publiquement la tenue des états généraux sur l’éducation. D’après le coordinateur général du Cinsere-ANR, il y a parmi les recommandations non prioritaires, celles qui facilitent la mise en œuvre des recommandations prioritaires. Et c’est au cours de l’application que les gens se sont rendus compte qu’il fallait toucher les recommandations dites non prioritaires pour permettre la réalisation de celles dites prioritaires.
Parlant de la restitution, le coordinateur du Cinsere-ANR fait savoir qu’il y a eu une première restitution l’année dernière sur la base du schéma Opération Maliko. Contrairement à l’an passé, il déclare que le Comité a sillonné cette année toutes les régions avec le concours de l’Armée qui a assuré le transport par les avions militaires pour ceux qui sont allés au nord. Tandis que les membres du comité qui ont été au centre du pays ont été escortés dans toutes les régions.
D’après lui, ils ont interagi avec les populations pour expliquer pourquoi des recommandations ont été mises en œuvre et pourquoi il y a du retard dans la mise en œuvre de telle ou telle recommandation.
Me Diarra déplore un déficit car le rapport doit être traduit dans nos langues nationales. Il précise que le chef de l’État l’a demandé et sur le terrain, les populations l’ont réclamé aussi. Et en plus, elles attendent que les activités viennent chez elles pour sentir les réformes en cours au niveau du gouvernement. Concernant la similitude entre certaines revendications des ANR et du Dialogue inter-Maliens, Me Amadou Tiéoulé Diarra soutient que c’était quelque chose qui était inévitable pour la simple raison que la répétition signifie que les populations ont à cœur tel ou tel problème. Il annonce que les recommandations du Dialogue inter-Maliens sont en train de trouver un cadre dans un plan d’actions que le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation est en train d’élaborer. Avant de révéler que le chef de l’État a dit qu’une fois élaboré, ce document viendra au niveau de son Comité pour le suivi de la mise en œuvre des recommandations particulières.
«Nous avons la prétention de sortir d’une vieille société pour une nouvelle. Nous l’avons amorcé. La Constitution du 22 juillet 2023 en est le prélude», indique Me Diarra, qui ajoute que toute société en mutation a besoin d’un renouveau intellectuel pour soutenir ce passage. Pour lui, ce qui est fondamental, c’est de savoir que tout le monde a la volonté de sortir de cette société pour entrer dans une nouvelle. Le débat, selon lui, c’est comment y parvenir.
Dieudonné DIAMA
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