Le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation,
en collaboration avec l’Association des municipalités du Mali (AMM), organise
les 11, 12 et 13 mai courant au Centre international de conférences de Bamako
(CICB), la 15è édition de la Journée nationale des communes du Mali (JNCM).
Le
thème retenu cette année est : «Décentralisation et réformes de l’État». Outre
les maires, l’évènement réunira les gouverneurs des 19 régions administratives du Mali et du District de
Bamako, les présidents des conseils régionaux, des autorités intérimaires, des
collèges transitoires, les adjointes aux maires, les femmes conseillères du
District de Bamako et les responsables des services déconcentrés de l’État.
En prélude à cette rencontre, le président de l’AMM, Yacouba
Traoré, non moins maire de la Commune rurale de Tagandougou, était hier face à
la presse pour donner d’amples informations sur les activités qui y sont
programmées.
À l’entame de ses propos, le conférencier a rappelé le décret n°01-291/P-RM
du 6 juillet 2001 instituant la JNCM. Selon lui, l’objectif est de permettre de
créer un cadre de dialogue et d’échanges entre les élus locaux et les autorités
de notre pays. «Aussi de faire en sorte que nous puissions évaluer la décentralisation
et le développement local et cela en termes d’acquis, de réussite et de
perspectives», a ajouté le président de l’AMM.
La JNCM est l’occasion de célébrer la décentralisation et le
développement local à travers
l’organisation de rencontres intercommunautaires sur des préoccupations
spécifiques, a expliqué Yacouba Traoré, ajoutant que l’un des moments forts de
cette édition, placée sous le signe de la refondation de l’État, sera la
rencontre avec le président de la Transition, le colonel Assimi Goïta.
«La
place prépondérante qu’occupent les élus dans la construction de la nation est
telle que nous ne pouvons occulter ces acteurs clés de la décentralisation», a
souligné le président de l’AMM. Ainsi, a-t-il laissé entendre, que le
gouvernement a jugé nécessaire de convoquer cette journée afin de prendre
directement langue avec l’ensemble des élus du Mali. Le premier responsable de
l’AMM a réitéré l’engagement des maires d’accompagner les réformes qui,
pour lui, aboutiront au bien-être du pays de façon générale.
Au cours de la JNCM, il est prévu six panels qui seront animés
par des experts de la décentralisation. Il s’agit des réformes politiques,
institutionnelles et administratives (la loi électorale et le projet de
Constitution) ; le processus de décentralisation (la régionalisation et la réorganisation
territoriale) ; l’évaluation des performances ; la gestion des archives ; le développement
et la gouvernance ainsi que le financement de la décentralisation. Parlant de
ce point, Yacouba Traoré dira que pour que les partenaires puissent avoir un
peu d’égard pour les édiles, il faudrait que les localités apportent leur part
de contribution au développement. De son point de vue, le financement est une
question centrale pour la pérennisation des actions de développement au Mali.
Avec la refondation de l’État, l’une des réformes majeures, c’est la
Constitution, a fait remarquer le président Traoré. Selon lui, les élus vont être
informés à travers le ministère de la Refondation de l’État, chargé des
Relations avec les institutions sur le contenu du projet de Loi fondamentale. Ceux-ci, à leur tour,
porteront l’information à la base.
Namory KOUYATÉ
Rédaction Lessor
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.