Prévention de l’extrémisme violent et lutte contre le terrorisme : Un réseau civil lancé au Sahel

Le ministre des Affaires religieuses, du Culte et des Coutumes, Mamadou Koné, a présidé hier à l’École de maintien de la paix Alioune Blondin Bèye (EMP-ABB), la cérémonie de lancement du Réseau Sahel des ONG et associations pour la prévention de l’extrémisme violent et la lutte contre le terrorisme.

Publié vendredi 27 octobre 2023 à 05:27
Prévention de l’extrémisme violent et lutte contre le terrorisme : Un réseau civil lancé au Sahel

Les pays concernés sont le Mali, le Burkina Faso et le Niger. L’objectif de la mise en place du Réseau Sahel est de contribuer à renforcer la résilience des communautés face à la crise sécuritaire et permettre aux autorités des trois pays à prendre des décisions en vue de prévenir les incidents sécuritaires et d’assurer la protection des civils.   

La cérémonie de lancement a enregistré la présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, chargé de l’Instruction civique et de la Construction citoyenne, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba, du coordonnateur national de Think Peace Sahel, Abdou Kola Bocoum, du directeur général de l’EMP-ABB, le colonel Souleymane Sangaré et du représentant du Fonds d’appui aux moteurs du changement de l’ambassade de Danemark (Famoc), Seydina Ali Cissé.

Dans son discours de bienvenue, le directeur général de l’EMP-ABB a fait comprendre que le Sahel, notre espace commun, vit aujourd’hui au rythme de menaces complexes multidimensionnelles et asymétriques qui ont parfois comme noms terrorisme, extrémisme violent ou encore fondamentalisme religieux. Pour le colonel Souleymane Sangaré, dans un tel environnement, une compréhension commune des enjeux et une bonne évaluation des défis s’imposent comme l’unique alternative permettant la formulation des solutions pertinentes débouchant sur une sortie de crise durable.

La crise multidimensionnelle qui sévit dans les pays du Sahel est la résultante, entre autres, de la mauvaise gouvernance, la vastitude de la région, la porosité des frontières, l’insuffisance des moyens de surveillance et de contrôle des menaces diverses. Face à tant de défis, les autorités de Transition du Mali, du Burkina et du Niger ont décidé de mettre en commun leurs efforts de lutte contre le terrorisme par la mise en place de l’Alliance des États du Sahel (AES). Pour le ministre en charge des Affaires religieuses, la paix et la sécurité restent la priorité pour le gouvernement du Mali et son peuple.


C’est pour cette raison, dira Mamadou Koné, que le Mali a adopté des textes législatifs, réglementaires et institutionnels pour y faire face. Le ministre Koné a aussi exhorté les partenaires à encore soutenir les organisations étatiques et la société civile dans le processus visant à endiguer les effets de l’extrémisme violent et du terrorisme sous toutes leurs formes. 

Pour sa part, le ministre en charge de la Jeunesse et des Sports a invité le Réseau à ne pas se limiter à ces rencontres-là, mais à faire  des productions, des propositions pour le gouvernement et pour les partenaires. «Nous avons plus besoin d’acteurs de solutions. Mettez-vous dans cette optique-là», a exhorté Abdoul Kassim Ibrahim Fomba.

Prenant la parole, Abdou Kola Bocoum expliquera que l’objectif global de Think Peace Sahel est de contribuer à recoudre le tissu social pour parvenir à une paix durable au Mali et dans les pays du Sahel à l’horizon 2028. «Nous sommes convaincus que l’implication des acteurs de la société civile est essentielle pour amorcer une nouvelle dynamique dans la recherche des solutions pour la paix et la stabilité au sein des communautés du Sahel», a fait remarquer le coordonnateur national de Think Peace Sahel.

Pour le représentant du Famoc, ce réseau est une chance unique pour renforcer les capacités, les synergies et les collaborations entre les acteurs de la société civile sahélienne qui sont en première ligne pour des questions de sécurité et des questions humanitaires. Pour Seydina Ali Cissé, il servira aussi d’un lieu d’échanges, de dialogue et de plaidoyer pour les autorités nationales, régionales ainsi que les partenaires internationaux.  

Preuve de leur engagement en faveur de la paix, les officiels ont, à la fin de la cérémonie, symboliquement apposé leur signature sur une bâche de grand format.

Souleymane SIDIBE

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