Recrutement d’auditeurs de justice : 5.000 candidats pour 100 places disponibles

Les épreuves du concours de recrutement des auditeurs de justice au titre de l’année 2023 ont été lancées, samedi dernier sur la colline de Badalabougou, par le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué.

Publié lundi 30 octobre 2023 à 06:46
Recrutement d’auditeurs de justice : 5.000 candidats pour 100 places disponibles

 Le ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde des Sceaux, Mahamadou Kassogué, lance les épreuves

 

 C’était en présence du directeur national de l’administration de la justice (DNAJ), Djibrilla Aroubouna Maïga et de plusieurs personnalités du département de la Justice. Pour les deux ordres réunis (judiciaire et administratif), plus de 5.000 candidats sont en train de concourir pour 100 postes disponibles. Il était environ 8 heures 40 minutes. Devant les candidats, dans l’amphithéâtre de la Faculté de droit privé (Fdpri), le Garde des Sceaux a rassuré sur la transparence de ce concours. Avant de livrer le sujet de culture générale intitulé : «Quel lien faites-vous entre la Force et la Justice».


Dans une interview accordée à la presse, le ministre en charge de la Justice a fait remarquer que ce concours intervient dans le cadre de la mise en œuvre de la Loi d’orientation et de programmation du secteur de la justice, qui a prévu le recrutement sur cinq ans, de 249 magistrats. Selon Mahamadou Kassogué, les deux premières années, il n’y a pas eu de concours. «Dans les conditions normales, on perdait les nombres qui étaient prévus pour ces deux concours», a-t-il révélé, tout en soulignant que grâce à la clairvoyance du président de la Transition, cela a pu être évité. «Il a demandé que nous ne perdions pas les nombres des années passées.

L’année dernière, nous avons pu recruter 100 auditeurs de justice et 100 autres en 2023», a informé le ministre Kassogué. Avant d’admette que ces nombres sont loin des ratios souhaités par les autorités. Sur le plan international, le ratio est d’un magistrat pour 10.000 habitants alors que le Mali est à un magistrat pour plus de 30.000 habitants. Ce qui explique, en partie, les lenteurs que nous avons dans la distribution de la justice et aussi le problème d’accessibilité de la justice. «Mais nous sommes en train de prendre des dispositions pour corriger tout cela grâce au leadership du président de la Transition», a fait comprendre Mahamadou Kassogué.

En outre, a-t-il signalé, ce concours intervient dans un contexte de refondation où les autorités sont en train, conformément aux Assises de la refondation, de faire en sorte que dans tous les secteurs il y ait la récompense du mérite et de l’excellence. Et le ministre en charge de la Justice d’insister que les différents examens et concours sont organisés dans la rigueur et la transparence. À ce propos, il a mentionné les épreuves de l’année dernière. «Cette année, nous allons garantir la même transparence», a-t-il fait savoir. Pour Mahamadou Kassogué, cela résulte de la vision et des orientations du chef de l’État, le colonel Assimi Goïta.

Selon le Garde des Sceaux, la justice est le dernier rempart et recours du citoyen. C’est pourquoi, les concours de recrutement dans ce secteur doivent être à un niveau très élevé de transparence et de crédibilité. Les magistrats aussi, a-t-il ajouté, appartiennent à une élite. «Nous allons recruter les meilleurs», a promis le ministre en charge de la Justice, tout en garantissant aux candidats et à leurs parents, la transparence.

Le ministre Kassogué n’a pas manqué d’inviter les surveillants à être plus rigoureux par rapport au respect du règlement intérieur dans toutes ses dispositions. Ce règlement intérieur prend en compte toutes les dimensions pour éviter la fraude, garantir l’intégrité et la transparence du concours. Pour preuve, il y a eu quelques cas qui ont été vite traités. Pour rappel, les exigences en la matière sont, entre autres, l’interdiction du téléphone, la ponctualité des candidats et la présentation d’une pièce d’identité.  

Souleymane SIDIBE

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