Les aménagements permettent d’augmenter les revenus des populations par une agriculture productive et durable
Au Mali, l’agriculture est au cœur de l’économie
et du développement de la société. Presque 70% de la population active dépend
de ce secteur dont la contribution au Produit intérieur brut (PIB) dépasse les
40%. Il fournit près de 40% des recettes d’exportations du pays.
Cependant,
cette activité repose encore essentiellement sur des pratiques traditionnelles
assujetties aux conditions géographiques et climatiques ainsi qu’à une pluviométrie
variable. Et les systèmes d’exploitation dominants sont de type familial.
Ainsi, malgré la place centrale de l’agriculture au Mali, la production ne
couvre pas les besoins des populations.
L’État s’est alors investi dans la
valorisation des domaines d’irrigation pour promouvoir davantage le secteur
agricole. Dans son Programme, deux principaux types d’irrigations sont indiqués :
la grande irrigation et la petite irrigation (ou irrigation de proximité),
selon la taille des aménagements. De façon générale, l’irrigation est une
technique qui permet de collecter et amener de l’eau à la parcelle. Spécifiquement,
l’irrigation de proximité (IP) est définie comme étant tout aménagement
hydro-agricole identifié et réalisé avec l’implication des communautés locales,
inscrit dans les plans locaux de développement et visant à créer des zones de
production agricole rentables et gérables de façon autonome et durable par les
communautés.
Le concept d’IP est relativement nouveau dans
notre pays, puisque sa mise en œuvre a débuté en 2012. À cet effet, un
Programme national d’irrigation de proximité (PNIP 2012-2021) a été défini. Ce
document est aujourd’hui en cours de révision, selon le directeur national
adjoint de la direction nationale du génie rural (DNGR), Garantigui Traoré, que
nous avons approché pour en savoir davantage sur cette technique d’aménagement.
D’abord, il convient de préciser que l’IP va
au-delà de la simple participation des populations cibles et couvre, aussi, les
aspects de durabilité, d’appropriation, d’investissement ainsi que de gestion
des infrastructures. Elle intègre la notion de réponses aux préoccupations réelles
des populations cibles, c’est-à-dire que l’aménagement hydro-agricole (AHA)
doit être une réponse à un besoin exprimé par les populations. C’est pourquoi,
selon Garantigui Traoré, les populations cibles participent à toutes les étapes
de réalisation, depuis l’identification jusqu’à la mise en place des
infrastructures et en assurent leurs exploitations et leurs entretiens de façon
autonome et durable.
Donc pour bénéficier cet aménagement, ce sont les bénéficiaires qui font les démarches. Explicitement, c’est la communauté qui passe, à travers le chef du village, la demande à la mairie et le maire, à son tour, se charge de la transmettre à qui de droit. Mais, la demande doit s’inscrire dans le Programme de développement social, économique et culturel de la commune.
L’objectif du PNIP 2012-2021 est d’augmenter
les revenus des populations par une agriculture productive et durable. Aussi,
est-il précisé qu’il a pour finalité, la mise en valeur durable du potentiel
d’AHA disponible afin de répondre aux nombreuses sollicitations formulées par
les acteurs à la base.
Le champ d’application du document se limite aux aménagements
de bas-fonds, de submersion contrôlée le long des grands cours d’eau, de petits
périmètres irrigués villageois. S’y ajoutent l’aménagement de périmètres maraîchers,
de petits barrages, de systèmes de cultures de décrue dans les lacs et dans les
mares des zones lacustres et la réalisation d’ouvrages de rétention d’eau dans
les oueds et les oasis. Depuis 2012, le Mali accorde un intérêt capital à ce
type d’aménagement.
À preuve, révèle Garantigui Traoré, «on a 61.567 hectares
aménagés en maîtrise totale de l’eau et 84.823 hectares pour la maîtrise
partielle de l’eau à travers le pays». Il ajoute que l’irrigation de proximité
est très avantageuse dans le milieu rural. Elle permet de résoudre beaucoup de
problèmes à ce niveau, notamment l’instabilité sociale (le chômage, l’exode
rural, immigration clandestine et le changement climatique). C’est aussi un
facteur de création d’emplois, puisque permet la production agricole pendant
toute l’année.
Selon le PNIP, l’irrigation de proximité repose sur le développement de petits aménagements hydro-agricoles gérables par les exploitants et leurs organisations. Dans le contexte malien, ce type d’irrigation peut jouer un rôle central pour la réalisation des principaux objectifs de sécurité alimentaire et de réduction de la pauvreté.
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