À Gao, habituellement, les
points de vente sont nombreux et la glace est accessible à 50 Fcfa le morceau.
Mais du début à la fin du mois de Ramadan, l’eau glacée est devenue une denrée
très rare pour la population locale. Les coupures d’électricité en sont la
principale cause. En cette période de canicule, la glace est très sollicitée
pour se rafraichir surtout pour les gens qui observent le jeûne.
Mme Maïga Jamila Tamboura est
venue chercher de la glace à la place d’Ansongo. À cause de la crise d’électricité
dans la ville, ses 5 frigos sont à l’arrêt. Elle est obligée de se déplacer
pour se procurer de la glace. «Il m’arrive d’acheter l’eau glacée à 250 Fcfa
l’unité à la place d’Ansongo pour la revendre à 400 Fcfa en ville»,
confie-t-elle.
Vendeuse de sucreries, Hamsou Tandina a
fortement besoin de la glace pour mener son activité. «Souvent, je dépense plus
de 10.000 Fcfa dans la glace pour faire les jus de gingembre et de la crème à
base du petit mil que je vends. C’est pour vous dire que la glace n’est plus à
la portée de tout le monde», témoigne-t-elle
Un fonctionnaire ayant requis
l’anonymat dit acheter quatre morceaux de glace à la place d’Ansongo à raison
de 400 Fcfa l’unité. « Si je dois même acheter le morceau de glace à 1.000
Fcfa, je le ferai. Il fait très chaud et on ne peut pas s’en passer»,
explique-t-il.
Quant à Abdou Alassane Maïga,
commerçant détaillant, il n’est pas prêt à débourser une telle somme pour la
glace. «Avec ses maigres recettes, je ne pourrais pas acheter un seul morceau
de glace à 400 Fcfa chaque jour. C’est pourquoi, j’ai acheté une jarre à 1.000
Fcfa à Ansongo qui me donnera de l’eau fraiche», espère-t-il.
Il faut signaler que le délestage
a beaucoup impacté le commerce de réfrigérateurs et de congélateurs cette année
dans la Cité des Askia. Au marché de Washington de Gao, Albakaye Kounta est l’un des grands commerçants de
frigos. Il se plaint de la mévente. «Chaque année à la veille du mois de
Ramadan, je pouvais vendre 40 frigos. Mais cette année, les clients se sont découragés
à cause du manque d’électricité. Je peux dire que la ville de Gao n’a jamais
connu un tel délestage», se plaint-il.
Pour un peu pallier la pénurie de glace, la direction régionale de la protection civile de Gao, en collaboration avec la mairie, a organisé une distribution de plus de 1.700 morceaux de glace aux fidèles dans certaines mosquées. Dans le cadre de la desserte en eau, ce service a également distribué 270.000 litres d’eau à la population. Les personnes déplacées installées à la périphérie de la ville n’ont pas été oubliées.
Abdrahamane TOURE / AMAP - Gao
Le 26 mars 1991 demeure une date charnière dans l’inconscient collectif malien..
26 mars 1991-26 mars 2026, cela fait 35 ans jour pour jour que le Mali commémore la révolution de son peuple pour l'accession à la démocratie..
L’auteur du tube «Je me tire» serait impliqué dans une affaire de blanchiment d’argent en bande organisée.
Le budget 2026 de ce temple de la culture est arrêté en recettes et en dépenses à la somme de 588 millions de Fcfa en 2026, contre environ 616 millions de Fcfa en 2025, soit une baisse de 4,6 %.
Des initiatives existent, portées aussi bien par les pouvoirs publics que par les structures d’appui à l’entrepreneuriat. Toutefois, ces efforts demeurent insuffisants pour soutenir pleinement l’innovation.
Notre pays connaît une transition démographique caractérisée par une jeunesse nombreuse et dynamique. Cette réalité, accompagnée de politiques publiques adaptées, peut constituer un levier puissant pour réduire la pauvreté.